Catégorie:Indicateurs

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Les grands principes

Les indicateurs sont au cœur de la démarche CESBA.

Les indicateurs sont le point de partage entre les acteurs.

Ils doivent permettre d’embarquer dans la durée tous les acteurs du territoire dans un objectif partagé : le maître d’ouvrage souhaite un bâtiment durable, le territoire souhaite promouvoir les bâtiments durables mais aussi l’activité locale, les entreprises souhaitent travailler et valoriser leurs savoir-faires. Ils doivent avoir un sens tant pour le maître d’ouvrage que pour la maîtrise d’œuvre ou les entreprises.

Il faut donc des indicateurs simples, clairs, lisibles et objectifs. Ils peuvent être construits sur

  • Des critères de moyens (eau chaude solaire obligatoire) ou de résultat (consommation d’eau chaude divisée par deux)
  • Des seuils ou valeurs progressives : rendement > 95% ou points proportionnels au rendement
  • Un poids variable des critères permettant de signifier une importance territoriale (confort d’été dans le sud) ou un passage dans les habitudes (baisse de la performance énergétique directe au profit de l’énergie grise)
  • Évaluation partagée ou non : l’évaluation administrative a le défaut de ne pas faire progresser le projet. Une évaluation partagée avec les acteurs du projet les aides à faire progresser celui-ci. Une évaluation publique ou semi publique fait non seulement progresser le projet mais aussi l’ensemble des acteurs du territoire. Dans cet objectif de progrès l’évaluation peut aussi se faire à différentes phases du projet.

Les indicateurs sont le moteur des progrès!

Ils mettent en évidence les points important avec une vision de moyen et long terme : par exemple, on peut introduire un indicateur de qualité de l’air intérieur avec une mise en œuvre progressive pour que chacun s’adapte : on met l’indicateur sans objectif à l’année 1 mais on prévoit dès maintenant qu’une exigence de mesure apparaitra l’an prochain et une valeur limite l’année suivante. Ils doivent aussi être mis à jour et ajusté régulièrement pour refléter l’appropriation de certaines thématiques (étanchéité à l’air…) et l’apparition de nouvelles (qualité d’usage…).

Les indicateurs permettent de se comparer mais aussi de se différencier

Il est important d’avoir une base d’indicateurs communs dans leur définition et leur mode de calcul permettant de comparer des projets entre toutes les régions d’Europe (cf paragraphe ci-dessous sur les KPI). Il faut aussi une marge d’adaptation pour s’adapter aux spécificités locales : les problématiques de confort d’été ne sont pas les mêmes à Montélimar et en station de Savoie. Cette adaptation peut être apportée par des indicateurs spécifiques locaux et/ou par un poids de chaque critère adaptable localement.

D’une manière générale, on retrouve dans chaque référentiel les 6 dimensions suivantes

  • Bâtiment dans son environnement (y compris transports)
  • Gestion de projet : qualité du programme, des objectifs, AMO, commissionnement, qualité d’usage
  • Matériaux : éco et/ou locaux, énergie grise, bio sourcé, % de bois …
  • Energie et fluides : besoins de chauffage, clim, élec spé, ENR…
  • Confort et santé : QAI, confort d’été, éclairage naturel
  • Approche socio-économique : cout global, impact local, reproductibilité



Les indicateurs de performance (IP)

Les indicateurs clés de performance ambitionnent à devenir une base européenne d’évaluation des bâtiments durables. Leur adoption par les systèmes d’évaluation régionaux et nationaux facilitera la communication entre les parties prenantes ainsi que la comparaison des résultats. Ces indicateurs supporteront et faciliteront également le développement d’un futur schéma d’évaluation.

Ces indicateurs s’appliquent sur deux niveaux :

A l’échelle du bâtiment, différentes références permettent de développer des outils d’évaluation performants, prenant en compte le site, le processus de qualité et les 3 aspects du développement durable (économique, social et écologique) :

  • La localisation, le territoire et le site : qualité écologique du site, les risques liés, l’accessibilité aux équipements, aux transports publics, etc.
  • La qualité environnementale : énergie et émissions, eau, déchets, matériaux, qualité des services
  • La qualité sociale : accessibilité, santé, confort, qualité de l’air intérieur, utilisation de la lumière naturelle, etc.
  • La qualité économique : le coût du cycle de vie, l’efficience économique, le coût de construction, la stabilité de la valeur
  • Le processus de qualité : planning d’optimisation de l’énergie, qualité de l’exécution de la construction, implication des parties prenantes, des usagers, etc.

A l’échelle du quartier, le nombre d’indicateurs dépend du cadre, mais également de la qualité environnementale, sociale et économique du secteur dans lequel le bâtiment est implanté, ainsi que du processus de qualité :

  • Les qualités environnementales : préservation des terres, surface d’occupation, l’intégration urbaine, les risques pour l’environnement local, etc.
  • Les qualités sociales : services adjacents, flexibilité de l’usage, connections avec les infrastructures existantes, accessibilité aux transports publics, etc.
  • Les qualités économiques : le coût du cycle de vie, le coût approprié des investissements, la rentabilité, la stabilité des valeurs, etc.
  • Le processus de qualité : management de la communication et de l’information, management de la synergie, planification, etc.


La Signature

L’analyse du cycle de vie a été consacrée par le CEN TC 350 à Bruxelles comme seule méthode disponible pour assurer une quantification. Le concept de signature permet d'utiliser l'analyse de cycle de vie, tout en se greffant à des certifications existantes.

D'un côté, les performances environnementales d'un bâtiment ne sont pas les mêmes suivant sa localisation, et en particulier en fonction des conditions climatiques. Elles dépendent aussi de l'usage, qui lui-même est lié aux modes de vie et à la culture locale. Des valeurs de référence identiques ne peuvent donc pas être fixées. D'un autre côté, la physique du bâtiment est la même dans tous les pays, c'est à dire que le comportement propre de chaque bâti obéit aux mêmes lois de dimensionnement.

Ces deux observations fondent le concept de signature, qui n’est pas propriétaire, mais générique. La mesure des impacts environnementaux relève d’une analyse de cycle de vie, mais elle n’a de sens que rapportée aux performances d’usage du bâti. Un niveau de contribution aux gaz à effet de serre n’a de sens que s’il est corrélé à la surface utile par personne et au nombre d’heures d’inconfort l’été par exemple. Il en résulte alors un radar( la signature) qui résumé et visualise à la fois les impacts environnementaux et les performances d’usage. Régionalement, ces indicateurs peuvent être rapprochés des meilleurs pratiques pour une période donnée. Cela signifie que la signature est actualisable compte tenu des efforts collectifs observés (Agenda 21 ou Plan Climat par exemple).

Tout l’intérêt de cette proposition est de pouvoir être utilisé par chaque système de certification, qui peut la compléter et l’enrichir par des critères supplémentaires spécifiques. C’est un gage de cohérence au niveau interrégional européen.


Pour aller plus loin :

Bâtiments durables Méditerranéens a développé, pour le sud de la France, un référentiel partagé et évolutif de qualification de la construction durable. L’évaluation est publique et a plusieurs phases du projet. La certification est volontaire et payante. Elle s’applique a tous les types de bâtiments neufs ou rénovés. Elle est utilisée par certaines collectivités pour l’éco-conditionnalité de leurs aides


La Région Rhône Alpes, l’ADEME et l’ARRA HLM ont mis en place depuis 2006 un référentiel de construction durable applicable au logement social pour l’éco conditionnalité des aides. Le référentiel concerne le neuf et la rénovation. Les critères sont régulièrement mis à jour avec les acteurs professionnels.


Pour promouvoir la construction durable sur son territoire, le grand Lyon a développé un référentiel de construction durable pour les bureaux et un pour le logement social.

Voir document L’accompagnement des maîtres d’ouvrages et la mise à jour des référentiels sont assurés par l’ALE du Grand Lyon. Une analyse de ces référentiels a été produite dans le cadre du projet CABEE.


Le concept de la signature du bâtiment Le concept de la signature du bâtiment, developpé par Christophe Gobin et Stéphanie Hongois (en anglais)

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